11.30.2014

Réponses et Remerciements 2014

Joyeuses Fêtes by Laetitea


Mes très cher(e)s ami(e)s,

En matière de projets personnels ou professionnels, vous n'aurez certainement rien à apprendre de nouveau ou de révolutionnaire en lisant cet article. Ce n'est d'ailleurs pas mon but. Par contre, peut-être que certains d'entre vous trouveront inéluctablement la réponse à leurs questions. Je pense notamment à ceux qui m'ont (récemment) envoyé des messages privés auxquels je n'ai pas pu répondre individuellement. Le traitement individuel de toute cette correspondance demande un chronométrage impossible. Veuillez m'en excuser une fois de plus. Pour me faire pardonner, aujourd'hui je me suis donc cantonnée à présenter - publiquement - une série de réponses à vos questions (les plus fréquentes) en tentant d'y apporter des explications détaillées.

Bon, ceci dit, les obligations contractuelles de ma profession sont très souvent contraignantes. Accompagner durant plusieurs semaines un certain nombre de projets ne me laisse pas toujours suffisamment de temps pour me connectée et/ou dédiée convenablement à Internet. Toutefois, hors ces séjours, mon emploi du temps est, quant à lui, relativement organisé et je dispose régulièrement d'une demi-journée, voire quelques heures par semaine hors week-end (à savoir parfois une semaine sur deux), que je consacre au contenu web.

Sans doute en raison d'une vieille amitié, la nôtre depuis 2007, même si un tel rythme soulève quelques problèmes, lorsque les circonstances sont favorables, je m'occupe de mon blog. Par-delà les conditions ou paramètres indispensables à son maintien, oui, je m'occupe moi-même de mon blog, car j'en fais une affaire entièrement personnelle - et agréable - animée par le devoir. D'autant plus que, comme dans tout autres apports (personnels) directs tels que Facebook et Google+, c'est un principe, une nécessité, l'évasion et même une rénovation. Sur ce plan je tiens à préciser, dans les messages que je reçois surtout par le biais du site officiel (et que je remercie d'ores et déjà), on me reproche assez souvent avec véhémence de ne pas rendre mon blog autrement plus sophistiqué (...). Soit, qu'on le veuille ou non, il faut reconnaître que notre matériel est un signe de reconnaissance ou d'appartenance social. Cependant, au même titre qu'une marque de sport ou de luxe permet de véhiculer une image, en langage économique on parle d'effet Veblen, aussi appelé effet de snobisme, qui se manifeste chez certains consommateurs - plus ou moins complexés - éprouvant le besoin de se faire remarquer ou de se distinguer des autres (pour s'acquitter d'une supériorité bien trop souvent imaginaire). Alors voilà, côté cocasserie ostentatoire, du moins pour ma part, inutile d'aller plus loin ; épargnez-moi de toutes suggestions (y compris typages, analogies ou communautés) qui entretiennent ce genre de « palliatifs ». Du point de vue technologique, certes, le net, comme tout en ce début de vingt et unième siècle, est devenu une affaire de haute technologie, de spécialisation à outrance. Après mûre réflexion, trop de technique tue-t-elle la technique ? J'en doute si j'ose dire. On n'arrête pas le progrès. Enfin, solipsisme à part, ce discours s'entache forcément de subjectivité. Mais que trop de technique puisse mutiler mon enthousiasme concernant la détente, cela ne m'étonnerait pas. À méditer...

De plus, pour moi Internet est également synonyme de décompression. Dans l'écrasante majorité des cas, quand je décide de passer une demi-heure (ou plus) à publier quoi que ce soit sur le blog, je n'ai aucune envie de pétrir le peu de temps " affranchi " qui m'est accordé dans le dédale des techniques, tactiques ou stratégies de pointe. À croire que je n'ai rien de mieux à faire que de corrompre mes loisirs avec du branchage prosélytiste barbouillant ou ennuyant. Croyez-moi, à force de courir après l'absolu, au fur et à mesure on finit par oublier les joies les plus simples, donc, les plus saintes. Malheureusement, contrairement aux années antérieures, étant donné l'ébullition de mon planning surchargé, cette année je m'y suis consacrée seulement trois fois. Le revêtement, encore provisoire, le prouve. Bien sûr, je dois prendre en considération l'ampleur de mon absence et je ressens une certaine tristesse vis-à-vis de mes lecteurs.

Autre point important, je l'ai déjà dit, souligné et le réitère, en garantissant que la sincérité et la bonne foi l'emportent, mon blog se tient personnel et progressif au gré des circonstances ou de l'inspiration du moment ; il n'a absolument aucun but commercial ou lucratif, même s'il est possible d'y trouver - inévitablement - du contenu provenant de mon parcours en dehors du net. Tout en le démarquant de certains « tours de manivelle » ou procédés qui n'ont de cesse de se mettre en avant, je ne peux tout de même pas fuir comme la peste tout ce qui est de mon identité, en effaçant toute trace d'une activité professionnelle que je mène depuis plus d'une dizaine d'années !

Malgré le manque de temps, la lecture des courriers que vous m'envoyez continue un plaisir et une priorité. Bien que les données recueillies soient insuffisantes pour effectuer une étude statistique représentative, ce lieu de convivialité distincte est aussi un « baromètre » utile à mon secteur d'activité, loin d'être incompatible, pour comprendre les tendances du moment, connaître les préoccupations, les interrogations ou les aspirations parmi les diverses catégories socioprofessionnelles. Eh oui, quoi que l'on en pense, c'est soit la demande du spectateur qui crée l'offre des produits (en télévision), soit la mise sur le marché de certains produits qui crée le besoin de se les procurer (en publicité). Or, en quoi cela concerne-t-il la correspondance ? Certainement bien plus que vous ne le pensez. Dans un cas comme dans l'autre, connaître et comprendre la population s'avère crucial. J'aurai l'occasion de décrypter cet état de fait.

Finalement, il y a quelques jours vous avez été nombreux à me transmettre les voeux d'anniversaire. Ces messages, ainsi que votre fidélité, m'ont touchée. Vous êtes formidables. Dans ce genre de message cessez de vous excuser et vous tourmenter pour les questions liées à l'originalité, au talent ou aux fautes d'orthographe dans vos textes, illustrations, etc. Ne vous enchaînez pas dans des formalités obstructives et soyez vous-même. Ce qui prime, c'est connu et ça l'est pour moi aussi, c'est l'intention. Une intention affective que je remercie chaleureusement du fond du coeur. L'exposé d'aujourd'hui, que j'adresse à tous mes lecteurs (français, portugais et de tout autre pays) malgré sa publication en langue maternelle uniquement, n'est nullement dû au hasard. L'homme peut naître esclave dans une société païenne ou seigneur féodal ou propriétaire. Ce qui ne varie pas, c'est la nécessité pour lui d'être dans le monde, d'y être au milieu d'autres et d'y être mortel. Mon effervescence envers vous surpasse les limites de l'hiérarchie sociale qui ne sont ni subjectives ni objectives ou plutôt elles ont une face objective et une face subjective. Je fais de mon mieux pour me tenir à vos côtés et c'est si spontané et de bonne foi qu'il serait trop bête de vous en priver !


À vous tous, à tous et à toutes, je vous remercie infiniment !



Laetitea